Que la bête meure

QUE LA BÊTE MEURE… MAIS PAS TOUT DE SUITE!

Un homme, accompagné d’une femme, roule à tombeau ouvert dans une voiture sport. Il est midi. L’église sonne l’angélus. Un village de province. Tout paraît endormi. Un enfant réjoui revient chez lui après sa partie de pêche. Il ignore le drame qui l’attend. Le chauffard roule en circuit fermé. Son esprit est ailleurs. La main sur le volant, rien ne peut l’arrêter. Dans quelques instants, la place du village sera le théâtre d’une abomination.

Bouleversé par la mort de son fils, le père n’a qu’une idée en tête. Quelqu’un doit payer de sa vie. Réflexion sur la vengeance, sa légitimité, ses frontières obscures, Chabrol montre sobrement, cliniquement même, le douloureux voyage d’un père affligé et désorienté auquel il est difficile de ne pas s’identifier. Cette chasse à l’homme qui nous tient sur les dents, du début à la fin, nous renvoie à nos propres démons intérieurs. Que ferions-nous en pareilles circonstances? Telle est la question.

Christian Dupuy

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que la bête meure

« Que la bête meure » (1969) – 1 h 47 m


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CLAUDE CHABROL (1930-2010) | source: Encyclopédie Universalis

http://www.universalis.fr/encyclopedie/claude-chabrol/

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