Cinq raisons pour voter le 3 novembre!

___

Libre opinion parue dans Le Devoir du 26 septembre 2013

Nous formons un groupe de 14 citoyens réunis par hasard en mars 2011 par l’Union des municipalités du Québec sous la coordination de l’Institut du Nouveau Monde pour formuler nos attentes à l’égard des élus et du rôle de notre municipalité.

À l’approche des élections locales de l’automne, nous avons voulu nous revoir pour remettre sur la table nos constats d’il y a deux ans. Comme plusieurs, nous sommes parfois déçus de ce que nous voyons. Mais l’espoir et, surtout, la responsabilité que nous avons comme citoyens nous incitent à retrousser nos manches, à retrouver confiance et à prendre la parole.

Que pouvons-nous faire ? D’abord, porter intérêt à la chose municipale. Il y a tant de bonnes raisons de le faire. En discutant, nous en avons énuméré près d’une centaine… Chacun et chacune d’entre vous ont aussi les leurs. Nous les avons résumées en cinq grandes catégories.

Parce que j’aime et que j’éprouve un sentiment d’appartenance à ma ville, à mon village, à mon quartier. En m’intéressant à la politique municipale, j’affirme mon appartenance à la communauté dans laquelle je vis et mon intérêt envers mes concitoyens. J’exprime le sens du devoir que je ressens de protéger ce que nous avons bâti ensemble pour le léguer aux générations qui nous suivent. J’affirme l’importance de trouver dans ma collectivité les moyens de vivre ensemble malgré nos différences.

Parce que la politique municipale me permet de participer à quelque chose de plus grand que moi. En m’intéressant aux affaires publiques, je m’informe, j’apprends et je comprends mieux ce qui se passe autour de moi. Je saisis mieux la nature des problèmes. J’ai une meilleure compréhension des solutions que proposent les différents candidats, ce qui me permet de choisir celui qui me convient le mieux. Mais je vois aussi en quoi je peux contribuer à les résoudre. Je deviens partie prenante de l’avenir de ma communauté.

Parce que je crois en la démocratie. La politique municipale, c’est la démocratie à l’oeuvre, une démocratie de proximité : le niveau de pouvoir le plus proche des citoyens dans lequel j’ai le droit et la capacité d’exprimer mes préférences. La démocratie, c’est la transparence et la saine gestion des fonds publics. C’est l’obligation pour les élus de me rendre des comptes et de consulter les citoyens entre les élections. Dans cette démocratie, j’ai un rôle à jouer. Sans ma participation, elle n’est rien.

Parce que je refuse de laisser ma ville entre les mains de n’importe qui. Sans les citoyens, la politique municipale est à la merci d’intérêts particuliers qui peuvent détourner à leur profit les fonds publics et nos institutions. Nous avons vu que c’est possible. Je ne veux plus que ça arrive.

Je ne laisserais pas n’importe qui élever mes enfants. Je ne laisserai pas n’importe qui gérer les affaires de ma communauté.

Parce que rien n’est plus important que ma qualité de vie. En politique municipale, on s’occupe de l’eau, du transport, de l’environnement, de l’habitation, de l’urbanisme, de la protection civile, de l’ordre public, de la culture, des loisirs, de toutes choses qui me concernent directement.

___

Ont signé ce texte d’opinion
les membres du panel de
l’Union des municipalités du Québec

Yv Bonnier Viger (Beauceville), Rolland Bouffard (Sainte-Marie), Mélanie Camirand (Murdochville), Patricia Dib (Saint-Eustache), Lucie Frenette (Laval), Garry Haché (Vaudreuil-Dorion), André Lavoie (Lévis), Paul Lavoie (Sherbrooke), Catherine Panneton (Repentigny), Suzanne Robillard (Gatineau), Sara Séguin-Baril (Sherbrooke) et Francine Vigneault (Sept-Îles).

___

3 nov on vote

Publicités
Cet article a été publié dans Agora. Ajoutez ce permalien à vos favoris.