Gadjo dilo

VOYAGE EN GITANIE

L’autre. «On est toujours un peu l’Indigène d’un autre» chantait Sylvain Lelièvre. Et sur la route, nous le sommes davantage comme de bien entendu. Dans Gadjo dilo, Romain Duris nous rappelle cette vérité première de tout voyageur: pour avancer, il faut aller vers l’autre. Sans lui, sans eux, il n’y a pas de voyage. Avoir l’esprit neuf, les yeux grands ouverts, le coeur en partage, c’est cela qu’il porte en bandoulière le Duris. Marcher dans la neige vers des terres inconnues de Roumanie à la recherche d’une chanteuse nimbée de mystère, c’est le prétexte au scénario. Il en faut toujours un pour partir. Pour son premier grand rôle au cinéma, le jeune Duris incarne si parfaitement cette quête de l’absolu propre à la jeunesse, qu’on en est subjugué jusqu’au dernier plan de ce voyage en Gitanie. Duris ne fait pas l’acteur. Il fait mieux. Il est ce voyageur semblable à nous tous. Tellement commun qu’on ne peut s’en détacher. Tellement vrai que nous marchons sans effort dans ses pas.

Christian Dupuy

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Entrevue avec le réalisateur Tony Gatlif. Celui-ci raconte pourquoi il a choisi Romain Duris pour le rôle titre.

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